Un espace unique et magique

Le Grand Site du Cap d’Erquy – Cap Fréhel est l’un des sites les plus emblématiques de Bretagne, de par la richesse de son patrimoine paysager, naturel et culturel. Il bénéficie d’une très grande notoriété, est très fréquenté, et a été fléché comme l’un des « Territoires de destination » dans la politique touristique bretonne et costarmoricaine.


Cette attractivité est principalement due à :

Des paysages remarquables : une alternance de pointes rocheuses, aux points de vue vertigineux ; une multitude d’anses sableuses, aux eaux turquoises, caractéristiques de la Côte d’Emeraude et de ses abords ; des spécificités géologiques telles que le grès rose.

Un patrimoine naturel, dont l’importance est reconnue au niveau national et européen : une immensité de landes littorales à bruyères et ajoncs ; un marais estuarien préservé ; des massifs dunaires diversifiés ; une faune remarquable, notamment ornithologique.

Une riche histoire locale : du bâti classé monuments historiques (Fort La Latte et Phares du Cap Fréhel) ; un patrimoine issu des Templiers et de la seconde guerre mondiale ; des ouvrages d’art remarquables tels que ceux de l’architecte Harel de la Noë ; une architecture ancienne, préservée dans les bourgs, et la spécificité de la station balnéaire de Sables-d’Or-les Pins ; une culture axée sur les activités maritimes, notamment la conchyliculture et la coquille Saint-Jacques.

 

 

Grand Site Caps Erquy Fréhel - Carte du Territoire

Les statuts de protection

Du fait des caractéristiques du territoire, celui-ci s’est vu doté au fur et à mesure des années, de différents outils de préservation, réglementaires ou non :

Deux sites classés, au titre de la protection des monuments naturels et des sites (Loi de 1930) :

  • le Cap Fréhel, 495 ha (1967), cité à l’époque dans le dossier de classement (très peu détaillé) comme « devant désormais faire la fierté du département » : classé officiellement de par la qualité de ses landes littorales, jugées très représentatives des landes costarmoricaines ; sa richesse biologique, étudiée par de nombreux scientifiques depuis les années 70, ayant permis d’en faire un milieu « témoin et de référence » ; la réserve ornithologique.
  • et le Cap d’Erquy, 201 ha (1978), cité à l’époque dans le dossier de classement (plus détaillé) comme « l’une des pièces maîtresses de la remarquable côte de falaise de grès rose… la plus belle et la plus intéressante de Bretagne » : classé officiellement de par la beauté du Cap et son caractère esthétique (« l’un des paysages bretons les plus remarquables ») ; son intérêt scientifique (géologique et géomorphologique, du fait du grès rose) et biologique (une plus grande diversité de biotopes et de biocénoses qu’au Cap Fréhel ; des habitats originaux tels que les vallons humides, placages de sable et marnes calcarifères ; plusieurs associations de landes, dont certaines ont un caractère primitif) ; les vestiges archéologiques et historiques ; des menaces d’altération du fait du développement anarchique d’activités en liaison avec le tourisme.

Deux sites classés, au titre des monuments historiques : le Fort La Latte et les phares du Cap Fréhel.

Un site Natura 2000 désigné au titre des Directives européennes de 1979 et de 1992 : le document d’objectifs de ce site a été validé en 2001 et le périmètre a été étendu en mer en 2008. Il est animé par le Syndicat mixte « Grand Site Cap d’Erquy Cap Fréhel ».
Un Comité de pilotage, appuyé d’un récent Comité technique et scientifique, rassemble les acteurs locaux et coordonne leurs actions, notamment au travers de « Contrats Natura 2000 ».

  • Certains habitats d’intérêt communautaire sont remarquables du fait de leur nature et/ou leur surface : les landes sèches littorales ; les milieux dunaires, sous des formes diversifiées ; l’estuaire et les prés-salés ; les bas-marais alcalins ; les bancs de Maërl et les herbiers de Zostère, etc.
  • De nombreuses espèces d’intérêt communautaire ont été également inventoriées : le Grand Dauphin, une multitude de Chiroptères, la Fauvette pitchou, l’Engoulevent d’Europe, le Faucon pèlerin, ainsi qu’une importante avifaune marine.
  • Hors annexes de ces deux Directives, un grand nombre d’espèces végétales et animales d’intérêt patrimonial ont pu être observées sur le site Natura 2000 telles que 14 espèces d’Orchidées, la Gentiane pneumonanthe et l’Azuré des mouillères. La partie la plus au sud-ouest de la commune d’Erquy est également comprise dans un second site Natura 2000, celui de la Baie de Saint-Brieuc, dont le dispositif est animé par St Brieuc agglomération Baie d’Armor.

Les espaces remarquables, au titre de la Loi Littoral : ils ponctuent la frange côtière et ont été inscrits dans les PLU réalisés ou en cours de réalisation. La plupart sont zonés ND, espaces naturels à préserver.

Les Espaces Naturels Sensibles départementaux : le Cap d’Erquy et la flèche dunaire de Sables-D’or-les-Pins ont été acquis pour partie par le Conseil général. D’importants travaux de restauration et d’aménagements des sites ont été menés ces dernières années, en partenariat avec les communes d’Erquy, de Fréhel et de Plurien. La pointe de la Houssaye, également sur Erquy, est en cours d’achat par le Département, au titre de sa politique ENS, du fait de ses caractéristiques géologiques et paysagères.


D’autres projets sont en cours de définition et dont le Grand Site Cap d’Erquy – Cap Fréhel pourrait faire partie du périmètre : le Parc Marin Normand-Breton et le Parc Naturel Régional Rance-Emeraude. 

Le Grand Site Cap d’Erquy – Cap Fréhel est également pourvu d’autres outils, relatifs à l’inventaire des connaissances :

Les réserves associatives (Bretagne Vivante) du Cap Fréhel : d’intérêt ornithologique pour les îlots de l’amas du Cap et la Fauconnière, qui constituent l’un des sites phares suivis dans le cadre de « l’Observatoire Régional des Oiseaux Marins », piloté par le Conseil régional ; et du fait de la présence de chiroptères, pour plusieurs blockhaus du Cap.


Différentes ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Faunistique et Floristique) et ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux) : elles ont été portées à la connaissance des communes, lors de l’élaboration de leurs documents d’urbanisme, par les services de l’Etat.

 

 

 

 

 

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